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jeudi 4 mars 2010

Un blog s'éteint, un autre s'éveille !

Strategic Content tire sa révérence (déjà bien entamée ces derniers temps) pour laisser vivre un nouveau projet : UZ/Ful ! Un projet plus abouti, plus réfléchi, plus personnel aussi, auquel j'espère voir adhérer ceux qui m'ont suivi, ou au moins prendre une place de choix dans le débat.

Comment tenter de concilier convictions personnelles avec passion professionnelle ?

La solution est presque toujours unique. Être son propre chef. Décider de faire ou de na pas faire. Avoir le choix et définir les actions qu'on va mener.
Quelles sont mes convictions ? Je vous la fait rapide (le nouveau blog tachera d'approfondir) : Répondre aux attentes du consommateur/citoyen/acteur/etc ! Aider les marques à dialoguer avec leurs publics, à leur apporter une utilité réelle, sans quoi elles risquent de ne pas subsister dans ce nouvel écosystème (lire La marque sera utile ou ne sera pas et Comment créer des communications que les gens aient intérêt à utiliser ?).

En amoureux des marques que je suis, je ne pense pas que leur disparition rendra au Monde sa sérénité. En revanche, je suis convaincu du rôle de moteur qu'elles ont à jouer, accompagnées de leurs agences et des marketeux de tous azimuts qui sauront les guider dans la bonne voie. Et heureusement, je ne suis pas le seul...



Résultat ?

UZ/Ful est né ! Un créateur de solutions pour les marques... Pourquoi "solutions" ? La marque communique par tous les signes qu'elle émet, qu'ils soient volontaires ou involontaires : les médias dont elle dispose sont donc une infinité ! Pourquoi se limiter à un mini-site viral ? Une FanPage Facebook ? Ou un concert V.I.P ? Nous tenterons d'y répondre à coups de démonstrations parlantes sur notre blog (j'avais déjà commencé ici et là par exemple), d'opérations utiles pour nos clients, et d'un fonctionnement responsable au sein de l'agence.

Remerciements et philosophie

Tenir un blog n'est pas un exercice des plus reposant. Il implique une rigueur, une ouverture et un enthousiasme que je n'ai pas toujours eu "en interne"... Mais les bénéfices sont beaucoup plus nombreux que les sacrifices ! Des rencontres, des portes ouvertes, des trouvailles, un langage : je suis entré dans le web 2.0 par la petite porte et je pense ne plus jamais pouvoir réellement le quitter ! Merci à ceux qui m'ont encouragé, lu, contredit (j'en ai excessivement besoin), initié, backlinké, twitté, invité... Je ne compte pas vous quitter de si tôt (un simple déménagement d'url !).

A très bientôt ! Et désormais... Think UZ/Ful !

mardi 9 février 2010

L'ARC vous connecte aux chercheurs


Portrait d'Olivier Cussenot, chercheur sur le cancer
envoyé par arc-cancer. - Regardez plus de vidéos de science.

La communication santé a souvent la lourde tache de capter l'attention, voire de faire adhérer le public à des problématiques la plupart du temps évitées dans la vie quotidienne. Et pour avoir moi-même déjà tenté de faire passer ce type de message dans le cadre de mon travail de CR, on est souvent confronté à une difficulté majeure : imaginer, comprendre l'état d'esprit des malades, de leur entourage... L'insight a beau être pertinent, chaque cas est différent, et chaque différence est primordiale.

C'est pourquoi, j'aime beaucoup l'approche de l'agence I&E (pour qui il m'arrive de travailler, ce qui ne change rien à la qualité de leur approche) qui met le dialogue au cœur des stratégies (ils étaient à l'origine de la campagne "1 minute pour en parler", qui comme son nom l'indique donne à la parole un rôle central dans la démarche du don d'organe). Parler à son médecin, aux chercheurs, à sa famille, à ses collègues est la chose la plus difficile à faire, mais aussi la plus importante. La communication est le levier principal pour modifier les comportements... Pour rassurer, prendre position alerter quelques fois !

Pourquoi je parle de ça ? Parce que cette fois c'est l'ARC (qui souffre toujours d'un déficit d'image et de confiance important depuis une certaine affaire Crozemarie) qui a dépêché I&E pour créer du dialogue autour de ses actions. Sur le site Questions Chercheurs, l'internaute peut converser avec les chercheurs de l'Association, savoir où va son argent, quels sont les projets à venir, les problèmes auxquels est confronté la recherche... Cette stratégie n'est pas sans rappeler la démarche du Téléthon, qui tous les ans, profite de sa médiatisation centralisée pour évangéliser le grand public sur les problématiques auxquelles sont confrontés les chercheurs, les malades, leur entourage...

Le site est soutenu par une présence et du community management sur les médias sociaux (et ouai, mon blog c'est pas Télé Z), ce qui parait plus que logique quand on relit les quelques lignes du haut ! Vous connaissez de meilleur endroit pour échanger des idées, faire partager ou témoigner de ce qui vous touche que Facebook ? Non. C'est normal. Les médias sociaux occupent de plus en plus de place dans la quête d'information des gens, il est primordial pour les grandes causes, les marques, les entités publiques d'asseoir leur présence !

jeudi 17 septembre 2009

L.A. Project : L'expérience multicanal vue par Elegangz




Elegangz est un collectif d'artistes œuvrant dans la vidéo, l'interactif, l'image et le son. Il bosse avec les plus grandes marques, les plus grandes agences, et les plus grands artistes que la planète France ait jamais été capable d'abriter. Ça c'est pour situer l'entité.

A l'ère du Content Marketing, on voit de plus en plus d'acteurs de la com perdre leurs repères, ne plus savoir qui fait quoi ou qui doit faire quoi. Et on en voit aussi toujours plus, occuper des places qui initialement ne sont pas leurs, pour le plus grand bonheur de ceux que l'agence traditionnelle a (au choix) énervé/gavé/usé/découragé. C'est un peu le cas d'Elegangz qui a proposé à ses annonceurs et partenaires une opération de com intégrée qui a des chances de faire mouche.

Un peu à la manière des boites d'événementiel qui, quelque fois, proposent de manière complètement pro-active des "occasions se mettre en contact" avec une cible définie, sur un centre d'intérêt défini, ils ont imaginé un concept multicanal sur lequel plusieurs marques pouvaient (peuvent encore d'après ce que j'ai compris) venir greffer leur image/produit.

L'idée ? L.A. Project : on suit un type qui, pendant 4 mois, va tenter de devenir le N°1 des milieux "noctu-hipeux" parisien et angelesien. On imagine assez bien l'intérêt pour des marques "trendy" de copuler avec une expérience du genre... Mais ce qui m'a le plus interpellé/intéressé (comme vous l'aviez peut-être compris plus haut), c'est que cette expérience n'est pas le produit d'une agence conseil ! Et ça, ça promet un avenir plutôt radieux aux créateurs de contenus (ne serait-ce pas le créneau du team Besson/Lambert ?)! Et ça (bis), ça apporte un vent de fraicheur à l'élan créatif ambiant.


Attention ! Qu'on soit bien d'accord, je ne juge pas la qualité de cette websérie, qui, si l'on se cantonne à l'épisode 1 est assez décevante (grosse disparité dans le traité visuel, jeu d'acteur "limité", montage un peu laborieux...), mais bien la "révolution" qui s'opère dans le milieu hyper-nombriliste dans lequel j'évolue, et qui ouvre encore un peu plus grand les portes aux acteurs moins conventionnels... Ouf !

vendredi 31 juillet 2009

Mutation de la relation agence/annonceur...

Sur Twitter, on trouve un peu tout et n'importe quoi. Du dernier NSFW aux réactions à chaud d'experts de l'actualité "Méga-Lol Nicolas Sarkozy a fait un malaise", Twitter charrie un flot invariablement aléatoire d'informations parasites.

Le premier tweet de ma journée m'a amené sur cette vignette. A priori rien d'extraordinaire. Seulement un trait d'humour malin utilisant l'ironie comme levier, qui devrait parler à tous ceux qui ont déjà œuvrer dans une agence de communication.

Mais au-delà de l'effet Lol, cette situation pointe les failles de la relation actuelle entre agences et annonceurs (d'autres exemples vidéo ici). La marque 2.0 est une marque qui dialogue, qui réagit vite, qui ne peut pas se permettre de laisser son consommateur dans l'attente.
Aujourd'hui les process de validation (et plus largement de création) sont sclérosés par une structure archaïque (combien de personnes sont-elles impliquées dans la mise au point d'un brief avant que les créas commencent à réfléchir ?), un manque de confiance affligeant (ou peut-être légitime ?) de la part des annonceurs qui sont incapables de laisser leurs "conseillers" prendre la moindre décision. Bien entendu les agences ont leur part de responsabilité dans cette relation "Je t'aime moi non plus", et j'ai moi-même collaboré avec des agences à qui je ne confierai pas le moindre coupon réduction.

Mais pour en revenir à la vignette de départ et au constat qu'elle nous soumet, j'ai l'espoir que nos amis annonceurs (sans qui les agences seraient un peu perdues...hein!) prendront conscience que la communication conversationnelle requiert une mise à plat de tout ce qui s'est vu dans le passé : l'agence doit être la voix de la marque, elle doit être capable de parler à sa place sans attendre que "la femme du patron" ait validé le moindre commentaire, post ou tweet. La relation commerciale doit laisser place à une relation de confiance, où la valorisation des prestations n'est pas centrale, où les idées peuvent grandir, où l'enthousiasme dépasse la triste barre des 28 ans.

En ce moment, tout le monde essaie de trouver le bon modèle. Beaucoup hésitent, beaucoup se trompent, et certains inventent des voies... Aujourd'hui l'Homme reprend doucement la place qu'il aurait toujours du avoir dans la société, peut-être que la communication devrait s'inspirer de cette (r)évolution, peut-être qu'un publicitaire passionné et écouté vaut mieux qu'un publicitaire riche ?

Au travail.


Via - @eni_kao

jeudi 16 juillet 2009

Shave the Trader vs Save the Traders



# Billet sponsorisé #
En 1985 Michael Jackson réunissait un nombre impressionnant de stars pop autour d'un concept simple : USA for Africa. Cette chanson installa définitivement le clip "casque - studio - yeux fermés - main dans la main" comme une référence de la solidarité...

Hasard de la vie ou complot interplanétaire, la, euhh.. plutôt les versions satyro-publicitaires de We are the world ont débarqué sur le web quelques jours avant la disparition de son incubateur. Shave the Trader (une campagne initiée par Bic... d'où le "Shave") et sa copine Save the Traders (là c'est Volkswagen !) pourraient recevoir le Lion de l'opportunisme ou plutôt de l'anticipation - eh oui, j'imagine mal les agences avoir organisé la mort du King of Pop, juste pour faire buzzer...

Je vois déjà Joe la Pompe se retourner dans ses pompes devant ce dilemme génétique : Qui est l'original ? Appelons ce double télescopage une campagne résolument dans l'air du temps, qui a simplement eu la malchance de côtoyer des messages parasites. J'imagine que les taux d'attribution pour les 2 campagnes risquent d'être assez surprenants !

Voilà un cas de similitude troublante qui soulève encore une fois le "problème" de formatage des esprits créatifs et du processus de création. Comme on peut le vérifier dans l'expérience de Derren Brown (si vous ne cliquez pas, vous risquez de rester dans la catégorie "inculte à vie" !), la création se nourrit d'images et de références... Souvent les mêmes, pour peu qu'elles aient été assez "diffusées", donc assez intéressantes. Le soucis avec les outils de veille et de partage actuels : newslettter, magazines branchouilles/créa/wouaahh elles sont terribles tes sneackers!, flux rss, Twitter, Facebook & co, c'est que nous créatifs, sommes à peu prêt tous exposés aux mêmes choses ! Qui n'est jamais allé sur ffffound! ?

Y-a-t-il une solution pour ne pas pondre de la créa bis-bis-bis ? A froid, comme ça, je dirai que c'est un dommage collatéral provoqué par l'accélération de nos modes de vie et la surabondance d'informations. Mais il serait trop simple d'abandonner, ne serait-ce que par soucis d'efficacité ! J'avais vu l'exemple de cette agence de design qui obligeait ses collaborateurs à quitter leur poste en "tout virtuel" pour reprendre contact avec le réel lors d'ateliers de confection manuels. Certes, ce genre d'initiative va souvent à l'encontre de la logique ROIste des agences (pas évident de vendre un coloriage de rédac!!), mais le métier s'en tirerait certainement purifié... et plus efficace à terme.

Le créatif n'est pas une machine.

mercredi 24 juin 2009

Une opération qui fait baiser/buzzer



J'ai craqué pour cette opération promo signée Proximity BBDO Bruxelles pour Dodge, Lions d'oR à Cannes (plus de détails chez Influencia)... Seule question qui me taraude chirurgicalement l'esprit, à la vue de cette OP : Faut-il être belge pour faire de la promo intelligente/percutante/performante ? C'est pas le Brésil ! Les différences culturelles ne sont pas si profondes ! Pauvre France...

mardi 23 juin 2009

Bientôt dans les bacs : le brief pour les nuls !

Tous ceux qui bossent, ou ont bossé de près ou de loin dans la com (en extrapolant au web) ont eu, un jour, la délicate tache de formaliser un brief. Beaucoup ont pris le problème à la légère, ou l'on peut-être même complètement mis à la trappe... (je rétablirai bien la peine de mort rien que pour eux !)

Solution pour toutes ces gentilles têtes en l'air : Osereso, un intermédiaire dédié au développement des ressources Market/com en entreprise, publie désormais chaque mois un petit guide à l'attention de son cœur de cible. Et le sujet de ce premier opus (j'ai l'impression que c'est le n°1, mais le communiqué ne le mentionnait pas) ? Je vous le donne en mille : "Comment bien briefer son agence ?". Bonheur.

Bon, il ne s'agit pas non plus d'un outil de pointe, ni d'une to do list à vocation d'exhaustivité absolue, mais on comprend l'idée... et surtout la prépondérance du brief pour tous les acteurs d'un projet ! Certes, on parle ici du brief agence, mais le créatif que je suis ne peut s'arrêter à ce détail sémantique : un bon brief, c'est une espèce d'assurance qualité du travail effectué, que malheureusement beaucoup de touristes en baskets jaunes négligent de souscrire.

En plus de 5 ans d'exercice, je peux compter sur les doigts de mes 2 mains les briefs assez quali pour ne plus laisser planer un seul doute. Négligence des responsables, effet domino (mauvais brief agence, mauvais brief créa), inculture d'entreprise, bref... Un mauvais brief n'engendre pas forcément une mauvaise prestation, mais va considérablement influer sur le confort de travail de tous les intervenants. Et ça, c'est la clé d'une bonne relation client/prestataire !

Revenons-en à nos moutons. Je vous encourage vivement à lire ce document. Vous n'en ressortirez pas plus intelligent... Ni plus performant (quoi que), mais aurez au moins pris conscience de l'importance de cette étape, et aurez peut-être même l'envie d'échanger sur ce sujet avec votre presta préféré... En tout cas, vous avez ma bénédiction !

N.B : J'avais participé, durant un stage en planning stratégique, à l'élaboration d'un outil de "révélation" à destination des annonceurs/briefeurs. Il s'agissait de questions, quelques fois inattendues, qui devait permettre à l'agence de décoder le discours du client, ou dit plus crument, de lui faire dire ce qui est vrai plutôt que ce dont il est convaincu. Pas inintéressant...


Image : cosmonautirussi

jeudi 18 juin 2009

Ch. CR Sr pour succes à part. - Jr s'abst.

Print d'autopromo très inspiré de la part de l'agence SudAf Bester Burke Slingers.

Accroche : "Ambitious Art Director seeks other half."


Via - Coups de Pub

samedi 6 juin 2009

Le marketing des agences

En période de crise, c'est bien connu, une marque qui veut sortir du lot est une marque qui innove. En général, c'est le pôle marketing qui arrête de se regarder le nombril et se jette à l'eau de la nouveauté...

Mais bizarrement, ça fonctionne encore moins bien quand le pôle marketing est, au choix :
1/ Inexistant
2/ approximativement de la taille de l'entreprise

C'est le cas des agences de communication, entreprises tristement célèbres pour leur capacité à ne pas appliquer en interne les recommandations faites à leurs clients.

Et là ! Pam !! 2 agences (non des moindres) ont décidé de faire taire les critiques dans mon genre en innovant considérablement dans leur offre, et ça, ça se souligne...

Number one : BDDP Unlimited (qui a la mauvaise idée de suggérer l'installation d'un plugin Firefox en pleine page, pour visualiser les contenus du site Internet ! J'aimerai voir les chiffres de déperdition de visiteurs entrants !) qui a lancé le Take Away Thinking, ou comment optimiser la rentabilité de son planning stratégique ! Des prestations de planning strat élargies, packagées de 4 à 50K€, pour annonceurs (ou agences ?) qui préféreraient confier la mise en exécution à d'autres prestataires. Enfin une agence qui tente de valoriser la réflexion stratégique !

Number two : TBWA Auditoire (L'innovation serait-elle une vertu insufflée par les grosses têtes d'Omnicom ??!) qui vient de lancer le CreativeStore : Une "hotshop" créative spécialisées dans les missions commando (réponse au brief en 48H !). Avec différents packs (S,M,L,XL...), les prestations sont calibrées en fonction de la demande du client, ça va du pur concept à la prod express bétonnée (j'espère!)... et des demandes comme ça, on sait qu'il y en a de plus en plus !!
Pour en être convaincu, un détour par le concours des Young Lions de Cannes (conception et production d'un spot en 48H) ou cet ovni html qui mérite toute ma curiosité...

Source : CultureBuzz

Image : diego sideburns

mercredi 27 mai 2009

On m'adore... Une Mégalo(s)manie bien inspirée !

Lundi 19h, j'ai été convié à la présentation de On m'adore. Dit comme ça, on pourrait croire que je me travestis, le soir venu, en bloggueuse "trendy" toujours en quête de sa dose d'échantillon cosmeto... Mais non. L'ambiance était plutôt à la sudation collective agrémentée de questions/réponses sans tabous et bien souvent constructives.

On m'adore est une campagne de séduction des jeunes initiée par PagesJaunes : la marque étant super "Top of mind" sur le papier mais ayant quelques longueurs de retard sur cette cible quand il s'agit de passer à l'acte. Voilà l'idée : proposer une expérience de personnalisation inédite, non pas par son concept qu'on a déjà pu croiser ici ou là (il existe même un blog dédié aux OP de personnalisation tous azimuts !!), mais par la qualité du rendu final. On a bien imaginé les membres des agences Mégalo(s) (pour le site et le clip) et U think ! (pour le son) sous Guronsan et sandwichs Sodebo pendant plus de 2 mois...

Outre le soin porté au rendu (effectivement inédit à ma connaissance), la campagne se distingue par une batterie d'outils de viralisation bien foutus et quasi exhaustifs compte tenu des habitudes "online" de la cible. En vrac : génération d'un avatar MSN et de Couv' de "fake magazines", partage des vidéos sur les principales plateformes (Facebook of course!), création d'une page perso de type Myspace, etc...

A priori tout est réuni pour que le Dieu buzz s'empare de cette campagne et la porte jusqu'aux cieux sacrés de la transformation "client". Mais ce Dieu là, nous le savons tous, est très capricieux... Alors bonne chance à PagesJaunes !

dimanche 17 mai 2009

Gilou la Pompe (bis) !

Euhh.. c'est moi ou ça vous rappelle quelque chose ?! Fred ? Farid ? Quelqu'un ?

mardi 21 avril 2009

Le monde de la pub responsable de la crise ?

Enfin !

La crise nous écrase les tympans depuis déjà plus de 6 mois et, bizarrement, personne n'avait soulevé le rôle de l"industrie de la communication dans ce monumental fiasco socio-économique !

Et oui ! Qui c'est qui incite les gens à collectionner les crédits à 19% à coups d'arguments "responsables" ? Qui c'est qui rassure le prospect lors de son indécision typique de celui qui va faire une grosse bêtise ? Ahahahahhhh.. C'est la pub !

Enquête Harris Interactive : 66% des américains pensent que les agences de com' ont une responsabilité certaine dans la crise que nous traversons. Et les médias ne sont pas beaucoup mieux lotis.

J'entends déjà les professionnels sans peurs et sans reproches s'enhardir devant l'affront : la pub n'est que le messager ! C'est le système qui a condamné ces pauvres bougres ! (il y en a davantage dans l'article d'AdAge).

C'est vrai. Le système est plus fort que tout. Le système dépasse tous ses acteurs, même les plus talentueux. Mais faire passer le système pour le bourreau sans pitié alors qu'on la cautionné, consolidé, stimulé (j'ai le souvenir de campagnes CETELEM en pleine départ de crise) sans la moindre remise en question... n'est à mon sens pas très responsable.

Le peuple a accusé. Le peuple en a assez. Le peuple veut plus de responsabilité. Et pour une fois que les agences disposent d'arguments surpondérés pour alerter leurs clients (un peu moins au fait des tendances sociétales, admettra-t-on) sur la responsabilité des entreprises, des marques, du marketing... Rien. On évite. La balle ne nous atteindra pas. C'est dommage.

Même si l'étude signée Harris Interactive manque cruellement d'objectivité, et qu'elle ne laisse aucune échappatoire à notre brillante industrie, il aurait été très contemporain de ne pas rejeter toutes les accusations en bloc, voire même d'en assumer une infime partie. Le cordonnier restera mal chaussé...

Image : James Good

vendredi 27 mars 2009

Ready ! Fight !



Tout le monde se bat avec tout le monde... ça rappelle la chaîne alimentaire ! Belle illustration de l'Histoire de l'Humanité. Signé Leo Burnett Lisbon.

vendredi 13 mars 2009

Sandwich à midi ?

A tous ceux qui ne se sont pas servi d'une fourchette depuis qu'ils ont mis les pieds dans une agence... Scanwiches vous dédie ces quelques coupes transversales !

Vu chez SwissMiss

lundi 16 février 2009

Modèle : Le team créatif 3 en 1

Étant concepteur-rédacteur depuis déjà quelques temps, j'ai constaté une évolution indéniable (à une micro-échelle, OK!) dans les compétences requises par ce poste, j'extrapolerai même au team créatif tout entier (d'où le titre...). En effet, chaque team a une structure propre, qui dépend de la synergie de ses membres : j'ai vu des teams, où le DA était plus "concept" que le redac, et d'autres où le CR avait un lead total sur la conception... Hasard des rencontres !

Après le très bon post de Ange qui s'est attelé à visiter les 5 fondamentaux du concepteur-rédacteur, je vais m'essayer à la définition du team créatif idéal (pour aujourd'hui et surtout pour demain...). Un peu à la manière du team stratégique mis en place par les spécialistes de la communication intégrée, associant le stratège des moyens au planner stratégique, l'idée est de répondre aux nouvelles contraintes, (que dis-je ?) opportunités qui conditionnent notre métier : multiplication des canaux, des technologies et des références.

Pour faire échos au titre de ce post, ma vision va donc vers 3 types de profils qu'on devrait retrouver dans tous les (bons) teams créa :

# La créativité publicitaire
Savoir appliquer les bonnes recettes de la publicité (le rêve, l'humour, la fausse piste...) en utilisant des mots et des images gorgés de sens... et créant l'effet espéré. Un minimum !

# La créativité média
Connaître les opportunités qu'offrent chaque média. Les leviers qui lui sont propres, son degré d'affinité avec le public, l'image qu'il véhicule lui-même... Medium is message ! Une campagne via Facebook n'utilisera pas la même mécanique que sur la Home de Yahoo!

# La créativité technique
Avec l'essor des nouvelles technologies (et même pour un simple mailing papier), certaines "techno" peuvent être une véritable mine d'or pour la créativité. Ou a contrario, celui qui ne ignorera les possibilités offertes par les innovations technologiques, sera fatalement freiner dans son élan créatif !

Bien entendu, il y a des spécialistes de la technique, ou des médias me direz-vous ? Mais, pour avoir conçu un petit paquet de campagnes, dans un petit paquet d'agences, je rétorquerai qu'il est délicat de réunir autant de spécialistes autour d'une phase de conception... les conflits d'intérêts et autres divergences culturelles prenant souvent le pas sur la productivité.
Autre chose à ajouter ?


Hasard de Google, je suis tombé (à la fin de mon post, zut!) sur l'article de Jean-Noël Perrin, qui redéfinissait déjà le team créatif... On se rejoint pas mal, d'ailleurs...

Image : cacaobug

mercredi 28 janvier 2009

To cut or not to cut...



Ce film a été mis en ligne par l'agence Callegari Berville Grey, il rebondit avec humour sur le mot qui pend à la bouche de tous en ce moment : la crise !

L'url vers laquelle il renvoie, est un condensé d'opportunités sociales et économiques, intelligemment saisies lors des différentes crises que le monde capitaliste a traversé. Cas d'école, inspiration artistique, opportunisme marketing : le site est un joli manifeste contre les enveloppes budgétaires allégées.

Un peu dans le même ordre d'idée, Fuck la Crise est une tribune à tous ceux que la crise inspire, amuse ou même stimule. Initiatives artistiques, détournements, traitement médiatique, ce blog aborde la crise dans tous les sens, même les plus "touchy"... Je suis fan.

(Source CBG : L'Oeil du Xeul)

dimanche 25 janvier 2009

S'ils avaient su... Ils auraient pas venu !



A l'occasion d'un commentaire pas super inspiré sur le blog Internet & Opinion(s), j'ai retrouvé ce bijou de spot TV (il s'appelle "Parents" et date de 1990)... Merci à TBWA Londres pour cette petite délicatesse audiovisuelle !

lundi 19 janvier 2009

Créativité collective : quel modele d'agence ?

Hasard des calendriers, Netvibes a remonté pour moi, 2 articles aux théories convergentes.

Le premier "Intelligence collective des bactéries" traite l'évolution de celles-ci pour s'adapter à leur nouvel environnement. La thèse développée s'appuie sur la force de la communauté ("une bactérie se divise toutes les 20 min"), qui se transmet les nouvelles informations nécessaires à sa survie via un espèce de placenta (le quorum sensing) qui les relie toutes. Un web microscopique en quelques sortes...

Le deuxième "Pekka Himanen : Les enjeux de notre créativité" (ndlr, Pekka himanen est un chercheur en science cognitives) aborde ces 2 questions : “Qu’est-ce qui caractérise la culture de la créativité ?” et “Qu’est-ce qui est derrière le mouvement open source en tant que nouvelle forme d’innovation sur l’internet ?”. La réponse qu'il a trouvé explore 2 aspects de la création :
  • Le psychologique, avec les motivations qui nous poussent à créer (la survie, le pouvoir d’enrichir nos interactions par l'échange et la passion)
  • Le contextuel, avec la notion de Glocalité qui, au-delà des interactions à l'échelle mondiale entre communautés créatrices, soumet l'idée que la proximité géographique transcende cette énergie. En gros, pour créer de manière optimale, il faut être connecté avec des personnes qui partagent votre passion dans le monde entier, mais aussi dans votre "voisinage"...
A partir de ces 2 réflexions sur la force du collectif dans la création, je me suis interrogé sur le(s) modèle(s) des agences de com et leurs limites.

Admettons qu'une agence mette déjà en place un environnement propice à la création (ça existe), un lieu où créer serait une fin, non un moyen... On a vu, à travers l'initiative de Nicolas Bard, que les modèles d'agence les plus créatives étaient souvent des espace de créativité tous azimuts, où la création publicitaire n'était qu'une partie de leurs activités globales. On aurait déjà, résolu la partie "proximité" de notre idéal de création.

Ensuite, il faut s'attaquer à l'émancipation par le réseau. Combien de groupe internationaux ont-ils mis en place des interactions au sein même de entre leur réseau ? Pourquoi ne pas imaginer des espaces de création (numériques) propre à un groupe ? Le Publicis Creative Network ou le WPP Idea Labs ? Nécessité peut-être un peu hâtive pour des groupes qui tentent, tant bien que mal, d'intégrer la révolution numérique dans des structures déjà idélogiquement rigides... L'avenir nous racontera son histoire.


Image : chrissou subagja

dimanche 11 janvier 2009

Le marketing pour les Nuls (.de)



Mieux qu'un Powerpoint partagé sur Slideshare, l'agence Sholz and Friends met sa vision du marketing en image. C'est très bien réalisé, concis, simple, universel... Tout pour assurer un buzz conséquent sur son public cible.

Découverte Homosemiotikus

lundi 22 décembre 2008

4uatre fait le grand saut !


L'agence 4uatre nous gratifie d'une vidéo plutôt sympa pour signaler son déménagement et son repositionnent. Dans le communiqué, on me parle de déco mais je dois avouer que je suis plus attentif au positionnement... Creative Contents, Strategic Design.

En parcourant la fiche être4 qui détaille l'état d'esprit de l'agence, on découvre une interprétation presque rigide de cette baseline. Avec des images telles que "Les commerciaux donneurs de conseils créatifs" ou "Les créatifs défenseurs du retroplanning", on sent le potentiel véhiculé par ce positionnement un peu mis à mal. Bien entendu la notion de créativité stratégique et de transversalité entre les compétences, me parle (cf. nom du blog!) énormément, mais je les trouves minorées dans ces 2 mise en gras. On peut faire une correc ?