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jeudi 4 mars 2010

Un blog s'éteint, un autre s'éveille !

Strategic Content tire sa révérence (déjà bien entamée ces derniers temps) pour laisser vivre un nouveau projet : UZ/Ful ! Un projet plus abouti, plus réfléchi, plus personnel aussi, auquel j'espère voir adhérer ceux qui m'ont suivi, ou au moins prendre une place de choix dans le débat.

Comment tenter de concilier convictions personnelles avec passion professionnelle ?

La solution est presque toujours unique. Être son propre chef. Décider de faire ou de na pas faire. Avoir le choix et définir les actions qu'on va mener.
Quelles sont mes convictions ? Je vous la fait rapide (le nouveau blog tachera d'approfondir) : Répondre aux attentes du consommateur/citoyen/acteur/etc ! Aider les marques à dialoguer avec leurs publics, à leur apporter une utilité réelle, sans quoi elles risquent de ne pas subsister dans ce nouvel écosystème (lire La marque sera utile ou ne sera pas et Comment créer des communications que les gens aient intérêt à utiliser ?).

En amoureux des marques que je suis, je ne pense pas que leur disparition rendra au Monde sa sérénité. En revanche, je suis convaincu du rôle de moteur qu'elles ont à jouer, accompagnées de leurs agences et des marketeux de tous azimuts qui sauront les guider dans la bonne voie. Et heureusement, je ne suis pas le seul...



Résultat ?

UZ/Ful est né ! Un créateur de solutions pour les marques... Pourquoi "solutions" ? La marque communique par tous les signes qu'elle émet, qu'ils soient volontaires ou involontaires : les médias dont elle dispose sont donc une infinité ! Pourquoi se limiter à un mini-site viral ? Une FanPage Facebook ? Ou un concert V.I.P ? Nous tenterons d'y répondre à coups de démonstrations parlantes sur notre blog (j'avais déjà commencé ici et là par exemple), d'opérations utiles pour nos clients, et d'un fonctionnement responsable au sein de l'agence.

Remerciements et philosophie

Tenir un blog n'est pas un exercice des plus reposant. Il implique une rigueur, une ouverture et un enthousiasme que je n'ai pas toujours eu "en interne"... Mais les bénéfices sont beaucoup plus nombreux que les sacrifices ! Des rencontres, des portes ouvertes, des trouvailles, un langage : je suis entré dans le web 2.0 par la petite porte et je pense ne plus jamais pouvoir réellement le quitter ! Merci à ceux qui m'ont encouragé, lu, contredit (j'en ai excessivement besoin), initié, backlinké, twitté, invité... Je ne compte pas vous quitter de si tôt (un simple déménagement d'url !).

A très bientôt ! Et désormais... Think UZ/Ful !

vendredi 31 juillet 2009

Mutation de la relation agence/annonceur...

Sur Twitter, on trouve un peu tout et n'importe quoi. Du dernier NSFW aux réactions à chaud d'experts de l'actualité "Méga-Lol Nicolas Sarkozy a fait un malaise", Twitter charrie un flot invariablement aléatoire d'informations parasites.

Le premier tweet de ma journée m'a amené sur cette vignette. A priori rien d'extraordinaire. Seulement un trait d'humour malin utilisant l'ironie comme levier, qui devrait parler à tous ceux qui ont déjà œuvrer dans une agence de communication.

Mais au-delà de l'effet Lol, cette situation pointe les failles de la relation actuelle entre agences et annonceurs (d'autres exemples vidéo ici). La marque 2.0 est une marque qui dialogue, qui réagit vite, qui ne peut pas se permettre de laisser son consommateur dans l'attente.
Aujourd'hui les process de validation (et plus largement de création) sont sclérosés par une structure archaïque (combien de personnes sont-elles impliquées dans la mise au point d'un brief avant que les créas commencent à réfléchir ?), un manque de confiance affligeant (ou peut-être légitime ?) de la part des annonceurs qui sont incapables de laisser leurs "conseillers" prendre la moindre décision. Bien entendu les agences ont leur part de responsabilité dans cette relation "Je t'aime moi non plus", et j'ai moi-même collaboré avec des agences à qui je ne confierai pas le moindre coupon réduction.

Mais pour en revenir à la vignette de départ et au constat qu'elle nous soumet, j'ai l'espoir que nos amis annonceurs (sans qui les agences seraient un peu perdues...hein!) prendront conscience que la communication conversationnelle requiert une mise à plat de tout ce qui s'est vu dans le passé : l'agence doit être la voix de la marque, elle doit être capable de parler à sa place sans attendre que "la femme du patron" ait validé le moindre commentaire, post ou tweet. La relation commerciale doit laisser place à une relation de confiance, où la valorisation des prestations n'est pas centrale, où les idées peuvent grandir, où l'enthousiasme dépasse la triste barre des 28 ans.

En ce moment, tout le monde essaie de trouver le bon modèle. Beaucoup hésitent, beaucoup se trompent, et certains inventent des voies... Aujourd'hui l'Homme reprend doucement la place qu'il aurait toujours du avoir dans la société, peut-être que la communication devrait s'inspirer de cette (r)évolution, peut-être qu'un publicitaire passionné et écouté vaut mieux qu'un publicitaire riche ?

Au travail.


Via - @eni_kao

mardi 23 juin 2009

Bientôt dans les bacs : le brief pour les nuls !

Tous ceux qui bossent, ou ont bossé de près ou de loin dans la com (en extrapolant au web) ont eu, un jour, la délicate tache de formaliser un brief. Beaucoup ont pris le problème à la légère, ou l'on peut-être même complètement mis à la trappe... (je rétablirai bien la peine de mort rien que pour eux !)

Solution pour toutes ces gentilles têtes en l'air : Osereso, un intermédiaire dédié au développement des ressources Market/com en entreprise, publie désormais chaque mois un petit guide à l'attention de son cœur de cible. Et le sujet de ce premier opus (j'ai l'impression que c'est le n°1, mais le communiqué ne le mentionnait pas) ? Je vous le donne en mille : "Comment bien briefer son agence ?". Bonheur.

Bon, il ne s'agit pas non plus d'un outil de pointe, ni d'une to do list à vocation d'exhaustivité absolue, mais on comprend l'idée... et surtout la prépondérance du brief pour tous les acteurs d'un projet ! Certes, on parle ici du brief agence, mais le créatif que je suis ne peut s'arrêter à ce détail sémantique : un bon brief, c'est une espèce d'assurance qualité du travail effectué, que malheureusement beaucoup de touristes en baskets jaunes négligent de souscrire.

En plus de 5 ans d'exercice, je peux compter sur les doigts de mes 2 mains les briefs assez quali pour ne plus laisser planer un seul doute. Négligence des responsables, effet domino (mauvais brief agence, mauvais brief créa), inculture d'entreprise, bref... Un mauvais brief n'engendre pas forcément une mauvaise prestation, mais va considérablement influer sur le confort de travail de tous les intervenants. Et ça, c'est la clé d'une bonne relation client/prestataire !

Revenons-en à nos moutons. Je vous encourage vivement à lire ce document. Vous n'en ressortirez pas plus intelligent... Ni plus performant (quoi que), mais aurez au moins pris conscience de l'importance de cette étape, et aurez peut-être même l'envie d'échanger sur ce sujet avec votre presta préféré... En tout cas, vous avez ma bénédiction !

N.B : J'avais participé, durant un stage en planning stratégique, à l'élaboration d'un outil de "révélation" à destination des annonceurs/briefeurs. Il s'agissait de questions, quelques fois inattendues, qui devait permettre à l'agence de décoder le discours du client, ou dit plus crument, de lui faire dire ce qui est vrai plutôt que ce dont il est convaincu. Pas inintéressant...


Image : cosmonautirussi

jeudi 18 juin 2009

Ch. CR Sr pour succes à part. - Jr s'abst.

Print d'autopromo très inspiré de la part de l'agence SudAf Bester Burke Slingers.

Accroche : "Ambitious Art Director seeks other half."


Via - Coups de Pub

samedi 6 juin 2009

Le marketing des agences

En période de crise, c'est bien connu, une marque qui veut sortir du lot est une marque qui innove. En général, c'est le pôle marketing qui arrête de se regarder le nombril et se jette à l'eau de la nouveauté...

Mais bizarrement, ça fonctionne encore moins bien quand le pôle marketing est, au choix :
1/ Inexistant
2/ approximativement de la taille de l'entreprise

C'est le cas des agences de communication, entreprises tristement célèbres pour leur capacité à ne pas appliquer en interne les recommandations faites à leurs clients.

Et là ! Pam !! 2 agences (non des moindres) ont décidé de faire taire les critiques dans mon genre en innovant considérablement dans leur offre, et ça, ça se souligne...

Number one : BDDP Unlimited (qui a la mauvaise idée de suggérer l'installation d'un plugin Firefox en pleine page, pour visualiser les contenus du site Internet ! J'aimerai voir les chiffres de déperdition de visiteurs entrants !) qui a lancé le Take Away Thinking, ou comment optimiser la rentabilité de son planning stratégique ! Des prestations de planning strat élargies, packagées de 4 à 50K€, pour annonceurs (ou agences ?) qui préféreraient confier la mise en exécution à d'autres prestataires. Enfin une agence qui tente de valoriser la réflexion stratégique !

Number two : TBWA Auditoire (L'innovation serait-elle une vertu insufflée par les grosses têtes d'Omnicom ??!) qui vient de lancer le CreativeStore : Une "hotshop" créative spécialisées dans les missions commando (réponse au brief en 48H !). Avec différents packs (S,M,L,XL...), les prestations sont calibrées en fonction de la demande du client, ça va du pur concept à la prod express bétonnée (j'espère!)... et des demandes comme ça, on sait qu'il y en a de plus en plus !!
Pour en être convaincu, un détour par le concours des Young Lions de Cannes (conception et production d'un spot en 48H) ou cet ovni html qui mérite toute ma curiosité...

Source : CultureBuzz

Image : diego sideburns

mercredi 27 mai 2009

Toda imagen tem um som



Je trouve que ce spot a encore plus de signification quand on n'entrave rien à la langue... Clap-clap d'applaudissement pour SaxsoFunny.

Via - Stratégie

lundi 27 avril 2009

Trendy traders

J'ai comme l'impression qu'en ces temps de chasse aux sorcières ultra-libéralistes, les références aux Traders vont se multiplier.
Après Volkswagen et ses réunions de traders anonymes, l'éditeur de jeux Cocktailgames lance Trader : un jeu de spéculation boursière dont vous êtes le pilote... Prochain ?

Image : Puzzlemepuzzle

mardi 21 avril 2009

Le monde de la pub responsable de la crise ?

Enfin !

La crise nous écrase les tympans depuis déjà plus de 6 mois et, bizarrement, personne n'avait soulevé le rôle de l"industrie de la communication dans ce monumental fiasco socio-économique !

Et oui ! Qui c'est qui incite les gens à collectionner les crédits à 19% à coups d'arguments "responsables" ? Qui c'est qui rassure le prospect lors de son indécision typique de celui qui va faire une grosse bêtise ? Ahahahahhhh.. C'est la pub !

Enquête Harris Interactive : 66% des américains pensent que les agences de com' ont une responsabilité certaine dans la crise que nous traversons. Et les médias ne sont pas beaucoup mieux lotis.

J'entends déjà les professionnels sans peurs et sans reproches s'enhardir devant l'affront : la pub n'est que le messager ! C'est le système qui a condamné ces pauvres bougres ! (il y en a davantage dans l'article d'AdAge).

C'est vrai. Le système est plus fort que tout. Le système dépasse tous ses acteurs, même les plus talentueux. Mais faire passer le système pour le bourreau sans pitié alors qu'on la cautionné, consolidé, stimulé (j'ai le souvenir de campagnes CETELEM en pleine départ de crise) sans la moindre remise en question... n'est à mon sens pas très responsable.

Le peuple a accusé. Le peuple en a assez. Le peuple veut plus de responsabilité. Et pour une fois que les agences disposent d'arguments surpondérés pour alerter leurs clients (un peu moins au fait des tendances sociétales, admettra-t-on) sur la responsabilité des entreprises, des marques, du marketing... Rien. On évite. La balle ne nous atteindra pas. C'est dommage.

Même si l'étude signée Harris Interactive manque cruellement d'objectivité, et qu'elle ne laisse aucune échappatoire à notre brillante industrie, il aurait été très contemporain de ne pas rejeter toutes les accusations en bloc, voire même d'en assumer une infime partie. Le cordonnier restera mal chaussé...

Image : James Good

mercredi 18 mars 2009

Qui veut être Miss Armée de Terre ?

Qui n'a jamais passé une soirée scotché à sa télé, beuglant, avec finesse et diligence, des noms de régions françaises ? J'ai du mal à vous faire cette confession, mais moi... Si ! Et d'ailleurs, quand je réfléchis à l'audimat que capte cette "foire au bétail" (12 M en 1998!), je me trouve assez facilement des excuses.

Eh bien figurez-vous qu'en Russie (pays connu pour la pauvreté esthétique sa gente féminine), l'armée organise sa propre élection de Miss ! Miss Russian Army doit être l'événement de l'année pour les pauvres soldats russes, hormis les quelques carnages récréatifs en Ossétie ou Tchétchènie.

A l'attention du ministère de la Défense,

A la place des spots version jeu vidéo, dédiés au recrutement de nos futurs défenseurs, ne pourrait-on pas avoir un concours de Miss Armée française ? D'accord, nous ne bénéficions pas du même héritage génétique en France, mais on risque pas de faire pire que l'existant en matière de com RH... (soft, les photos des prétendantes russes)

Image : Ici, des Miss Tuning slovènes. Merci Miloš!

dimanche 8 mars 2009

La bonne info est partout !



Jolie trouvaille chez Les idées qui parlent, cette vidéo pédago-révolutionnaire qui nous interroge sur la nature de l'information. Il parait qu'en ces temps de révolution numérique et de remise en question d'à peu près tous les modèles informatifs, certaines questions méritent enfin d'être posées...
Petite parabole rapide mais pas anodine avec le métier de communicants (planners et créatifs aux avant-postes) : L'information est omniprésente. Dans la rue, chez les beaux-parents, dans un métro ou une baignoire... Tout est information et tout peut servir de base de réflexion (chez homosemiotikus et René Girard, on parle de démystification de la vie quotidienne). Notre job nous demande une faculté à remarquer, comprendre et traduire les stimuli qui nous entourent pour les réemployer au service de notre mère patrie* : la marque !


* ou à des fins plus ou moins nobles : drague exacerbée, distinction en soirée mondaine, entrepreneuriat, actions sociales...

lundi 23 février 2009

2009 : bonne année pour les freelances ?



La crise est plutôt bien installée dans les esprits et le marché de l'emploi se fait une joie d'en témoigner un peu plus chaque jour... Mais certains secteurs, bien qu'à la chasse au gaspille, subissent cette crise de manière relative. C'est le cas de la communication, trustée par les RP, la com corporate et digitale, qui a su conserver une partie de ses investissements.

Mais pour maintenir cette dynamique, on a du faire des sacrifices ! Licenciements à la pelle par-ci, discount sur les prestations ou la vente d'espace par là : le marché vit, mais au prix de lourdes concessions qui nécessitent toujours davantage de souplesse de la part de ses acteurs.

Et là, l'étude Aquent 2009 confirme des besoins très importants en souplesse, d'où le recours aux freelances sur certaines expertises (souvent propres au digital) et à des profils "seniors", plus faciles à modeler. Fort de ce constat (ou de cette conviction), j'ai posé ma démission et repris ma besace de freelance !

Le métier de la conception rédaction (je ne le répéterai jamais assez) connaît des bouleversements sans précédents, et les profils capables de répondre à des problématiques 360° ne sont pas forcément légion. Grand curieux devant l'éternel, la question "la crise, opportunité ou menace pour les redacs web ?" me turlupine depuis déjà quelques temps. La réponse dans quelques mois...


PS : Le post de vendredi (Changez de métier... On prépare le terrain) n'est pas à considérer comme un préalable à celui-ci !