Elegangz est un collectif d'artistes œuvrant dans la vidéo, l'interactif, l'image et le son. Il bosse avec les plus grandes marques, les plus grandes agences, et les plus grands artistes que la planète France ait jamais été capable d'abriter. Ça c'est pour situer l'entité.
A l'ère du
Content Marketing, on voit de plus en plus d'acteurs de la com perdre leurs repères, ne plus savoir qui fait quoi ou qui doit faire quoi. Et on en voit aussi toujours plus, occuper des places qui initialement ne sont pas leurs, pour le plus grand bonheur de ceux que l'agence traditionnelle a (au choix) énervé/gavé/usé/découragé. C'est un peu le cas d'Elegangz qui a proposé à ses annonceurs et partenaires une opération de com intégrée qui a des chances de faire mouche.
Un peu à la manière des boites d'événementiel qui, quelque fois, proposent de manière complètement pro-active des "occasions se mettre en contact" avec une cible définie, sur un centre d'intérêt défini, ils ont imaginé un concept multicanal sur lequel plusieurs marques pouvaient (peuvent encore d'après ce que j'ai compris) venir greffer leur image/produit.
L'idée ?
L.A. Project : on suit un type qui, pendant 4 mois, va tenter de devenir le N°1 des milieux "noctu-hipeux" parisien et angelesien. On imagine assez bien l'intérêt pour des marques "trendy" de copuler avec une expérience du genre... Mais ce qui m'a le plus interpellé/intéressé (comme vous l'aviez peut-être compris plus haut), c'est que cette expérience n'est pas le produit d'une agence conseil ! Et ça, ça promet un avenir plutôt radieux aux créateurs de contenus (ne serait-ce pas
le créneau du team Besson/Lambert ?)! Et ça (bis), ça apporte un vent de fraicheur à l'élan créatif ambiant.
Attention ! Qu'on soit bien d'accord, je ne juge pas la qualité de cette websérie, qui, si l'on se cantonne à l'épisode 1 est assez décevante (grosse disparité dans le traité visuel, jeu d'acteur "limité", montage un peu laborieux...), mais bien la "révolution" qui s'opère dans le milieu hyper-nombriliste dans lequel j'évolue, et qui ouvre encore un peu plus grand les portes aux acteurs moins conventionnels... Ouf !